Locataire de la Maison Blanche depuis le 4 Novembre 2008, le bilan de Barack Obama sonne comme un avertissement.
Le sacrement d'Obama.
Anciennement Sénateur de l'Illinois, en 2004, Barack Obama se fait connaître du grand public pour son opposition farouche à la Guerre en Irak, décrétée par Georges W. Bush. Il se présente à l'investiture démocrate pour les élections présidentielles en Février 2007, remportant les primaires face à Hillary Clinton en 2008 pour finalement accéder à la plus haute fonction en Novembre 2008, face à John McCain, créant la surprise étant le premier élu métis à devenir Président des Etats-Unis. Il entre à la Maison Blanche le 20 Janvier 2009, et est récompensé par le prix Nobel de la Paix en Octobre 2009. Un an après, qu'en est-il de l'avancement de son programme?
« L' Obamania » en baisse...
Crise financière, récession de l'économie américaine, guerre en Irak, guerre en Afghanistan, Obama prend la tête de la plus grande puissance mondiale dans un contexte plus que compliqué. Les huit années et les multiples échecs de la gouvernance de Georges W. Bush ont laissé chez les Américains un goût amer et, de ce fait, Barack Obama était attendu comme le « Messie»...
Un an plus tard, le climat est différent. Celui qui créa l'euphorie apporte, maintenant, un début d'insatisfaction. Les promesses du 44ème Président des Etats-Unis se heurtent au dure réalité de la vie politique gouvernementale américaine, se retrouvant face aux risques que comporte son programme de changement de la société étasunienne en ce qui concerne le climat, l'économie et, principalement, la réforme lui tenant à coeur, celle de l'assurance-maladie, étroitement liée à celle de l'emploi.
Vu comme « un président naïf » selon les Républicains, ajoutant à cela, les deux succès de ces derniers lors des élections locales dans le New Jersey et en Virginie et une côte de popularité en baisse passant de « 62 % à 51 % en un trimestre » selon Le Monde. Cela « soulignent les difficultés qu'a M.Obama à transformer sa victoire historique en avantage électoral durable", affirme Adam Nagourney, journaliste au NewYork Times, dans ce même journal.
Mais un fond de positif...
Un an après, bien que de profonds changements ne sont pas à constater, de petits résultats se font tout de même ressentir.
Deux jours après son entrée en fonction, Barack Obama déclare la fermeture de la prison de Guantanamo, lieu connu pour ses multiples actes d'humiliations et ses interrogatoires musclés pratiqués par la C.I.A. (jugés comme étant de la torture par la Convention des Droits de l'Homme) de soldats américains sur les prisonniers de guerre afghans, et impose, également, aux Etats-Unis de se conformer à la Convention de Genève, en temps de guerre.
Il est aussi un Président qui fait des compromis. Bien ou mal vu, cela n'empêche pas les discussions diplomatiques avec les pays du Proche-Orient de se faire dans un contexte moins tendu. Son point fort étant de s'entourer d'experts pointus pour palier à son inexpérience sur les questions internationales, dont son ancienne concurrente à l'investiture démocrate, Hillary Clinton: « Cette équipe expérimentée avec laquelle Barack Obama mène sa politique étrangère est précisément ce qui démonte en partie les accusations de naïveté » déclare Barthélémy Courmont, Docteur en Sciences-Politiques à Paris VII. A noter aussi, sa victoire, Samedi 7 Novembre, pour la réforme de la couverture santé, adoptée par la Chambre des Représentants.
Cependant, après un an au pouvoir, il est difficile de dresser un bilan concret de la présidence de Barack Obama. Pourtant le premier homme Noir élu briguerait un deuxième mandat. Lors d'une conférence à Washington le 5 Novembre, il a lancé: « Au cours des huit prochaines années... » avant de se reprendre: « Au cours des quatre prochaines années au moins-n'allons pas trop vite en besogne... », provoquant une hilarité générale.
Elise D.

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