vendredi 13 novembre 2009

La bobo attitude!


                La photo ci-dessus représente dans toute sa splendeur le bobo : mi chic, mi dépravé, il fait fureur!

Chers lecteurs, chères lectrices,

 On le retrouve dans tous les beaux quartiers parisiens, à la terrasse d'un café, sur son scooter ou encore dans un bar branché. Son allure faussement négligée, ses cheveux en pagaille cache en réalité de vraies richesses ! Eh oui ! Toute la panoplie y est : Ray Ban dernier cri, Iphone, casque de moto à la mode etc... Vous aurez compris de qui je parle : le BOBO!
Afin de mieux cerner ce concept, je vous propose de vous le présenter. Son habitat naturel et son style vestimentaire sont la partie émergée de l'iceberg, mais le plus intéressant ne se trouve pas ici (bien qu'il y aurait matière à boutades). Pour comprendre réellement ce qu'est un bobo, il faut aller voir ce qui se passe en dessous.
Mais je vais trop vite en besogne. Permettez moi, avant de rentrer dans le vif du sujet, de faire un court point historique : le terme bobo est une contraction de bourgeois-bohème, il nous vient d'un livre de David Brooks bobos in paradise publié en 2000. Voila pour la petite histoire. 
Reprenons ; comme je vous l'ai dit, il faut s'intéresser à sa personnalité. Ce n'est pas son être dans son ensemble qui est insupportable (quoique...) mais un trait de caractère bien spécifique : la démagogie ! Et ce n'est pas en option, croyez moi ou non, tout bobo qui se respecte est démagogue, c'est inné chez eux.
Reposant sur une longue et pénible expérience à écouter le discours bobo, je vais vous donner un exemple : le bobo investit les quartiers chics de la capitale, tous les ans il va à la montagne skier où d'ailleurs il a un "petit chalet très sympa", il a voyagé partout dans le monde...et pourtant le bobo a un don formidable de parler société ou politique comme les classes populaires. C'est-à-dire qu'il se considère lui-même comme victime et s'indigne de cette société de consommation où il est pourtant le roi. Je ne dis pas que la compassion n'existe pas chez eux, mais à vouloir trop en faire, cette attitude en devient insupportable. C'est d'un ridicule tout à fait affligeant!
La génération soixante-huitarde peut donc dormir sur ses deux oreilles, la relève est assurée et ce (malheureusement) pour encore bien des années.


                                                                                                                                              David Gomes

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