mardi 1 décembre 2009

Conférence de Copenhague 7 décembre 2009



DÉVELOPPEMENT DURABLE ET CHANGEMENT CLIMATIQUE : AVENIR INCERTAIN

L'Homme pensait tout maitriser hors ces dernières années la nature nous a prouvé qu’elle était indomptable. Christian Lévêque directeur de recherche à l’IRD et au CNRS , est spécialiste des écosystèmes aquatiques et à écrit et collaboré à de nombreux ouvrages sur la biodiversité et de le développement durable.

Pouvez nous nous expliquer les raisons de la conférence de Copenhague qui s’ouvre le 7 décembre?
La conférence de Copenhague s’inscrit dans la suite du protocole de Kyoto qui ’expire en 2012. il s’agit de préparer la suite qui sera donnée à ce protocole à partir de 2013, c’est à dire en particulier en matière de réduction des émissions des gaz à effet de serre.
L’objectif serait d’atteindre une réduction des émissions de 30% d’ici 2020, par rapport au niveau de 1990. 
 

Quelles sont les conséquences attendues du réchauffement climatique ?
Le changement climatique devrait se manifester par une augmentation de la température moyenne à la surface de la terre ce qui n’exclut pas le fait qu’il puisse y avoir soit des refroidissements soit un réchauffement plus important dans certaines régions. Parmi les conséquences du réchauffement climatique il y a une élévation du niveau des mers qui menace l’existence d’un certain nombre de pays comme les Pays Bas ou le Bangladesh. En outre, il existe une grande inquiétude sur la redistribution des pluies à la surface du globe : les pays sahéliens seront-ils plus secs ou mieux arrosés qu’actuellement.

Est-ce que la conférence de Copenhague a des chances d’aboutir à un traité international ?
Il n’y a pas aujourd’hui de consensus pour élaborer un traité international, les pays ont des positions assez différentes sur les objectifs à atteindre. La France et le Brésil essaient de rallier un certain nombre de pays autour de l’idée de la création d’une organisation mondiale de l’environnement et soutiennent les objectifs de limiter le réchauffement climatique à 2 degrés au dessus des niveaux actuels et de réduire les émissions mondiales de co2 d’au moins 50% d’ici 2050. Il plaide également pour soutenir les pays les plus pauvres dans leurs efforts de réductions des émissions et de lutte contre les conséquences du changement climatique. Par contre les États -Unis sont toujours réticents pour signer un accord international (comme ils l’ ont été par rapport à la convention sur la biodiversité et essaient de conclure des accords bilatéraux avec la Chine qui est un des plus grands pollueurs.

Quel est le rapport entre la lutte contre l’émission de gaz à effet de serre et le développement ?
Les pays en développement ne sont pas opposés à participer à la réduction des GES mais ils n’ont pas les moyens techniques et financiers pour le faire. Ils sollicitent donc les pays riches pour les aider dans ce sens ;Par ailleurs, les pays en développement ne veulent pas que l’effort consacré à la réduction des GES mettent en péril leur propre développement .On voit ainsi que la véritable question est celle de l’aide au développement .une question qui est débattue depuis fort longtemps mais à laquelle les pays riches n’ont toujours pu apporter de réponse.

Alicia LEVEQUE

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